Alors que mars 2027 marque les 200 ans de la mort de Ludwig van Beethoven, ce cycle s’intéresse aux multiples influences que le compositeur a pu exercer et exerce encore, dans des domaines aussi variés que la littérature, la peinture, la politique et bien sûr… la musique !
« Beethoven, c’est moi ! », eussent pu dire bien des écrivains, de Hoffmann et Balzac à Beckett, Barthes et Kundera. Mais attention, cette formule subsume des mécanismes d’identification très divers : tandis que Hoffmann rejoint Beethoven dans la mesure où le compositeur est l’incarnation même de l’esprit romantique, pour Romain Rolland, le héros de Bonn fournit un modèle éthique ; et tandis que Claudel s’inspire de l’esthétique des dernières Sonates pour piano, Gide voit en Beethoven l’exemple parfait de l’artiste qui, par sa noble « banalité », atteint une forme d’humanité universelle.
Spécialiste du premier XXe siècle et des relations entre littérature et musique, Augustin Voegele a publié quatre essais (Morales de la fiction, 2016 ;De l'unanimisme au fantastique. Jules Romains devant l'extraordinaire, 2019 ; Musique et désir chez André Gide, 2020 ; Embrasser la poésie. André Gide devant l’insaisissable, 2026) et codirigé une dizaine de volumes collectifs, dont, avec Luc Fraisse, Écrire avec Chopin, Beethoven et Schumann (2020, 2023, 2026). Également pianiste, il a par ailleurs enregistré quatre disques (Reynaldo Hahn ; De Chopin à Balakirev ; Scriabine ; et Chopin par André Gide).
Salle de conférence - Philharmonie
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